Le prénom Stéphane est issu du substantif grec Stéphanos signifiant couronné, traduction probable de l’hébreu Cheliel voulant dire couronne de Dieu. Une autre origine possible vient du nom du prophète d’Israël Sophonie, qui se prononce en phonétique tséfania. La déformation de Stéphane en Étienne est tardive et fut précédée par d’autres, dont Estefan, Estèphe ou Estève. En langue française, l’usage a fait d’Étienne la traduction de la plupart des versions étrangères ou anciennes de Stéphane. Les habitants de la ville de Saint-Étienne sont appelés les Stéphanois, en raison de l’étymologie commune des deux prénoms. C’est d’ailleurs le cas pour toutes les communes portant le nom du saint. 

Étymologie et historique   

L’étymologie du nom Stéphane vient du grec et signifie « couronné ». La provenance de Stéphane, le premier martyr chrétien, n’est pas connue avec certitude. On pense qu’il est d’origine grecque, ou qu’il s’agit d’un juif qui connaissait la langue et la culture hellénistiques. Si c’est le cas, Stephen a certainement été l’un des premiers Juifs à suivre le christianisme, en jouant le rôle de diacre de Jérusalem. Dans les Actes des Apôtres, nous lisons qu’Étienne est chargé du ministère diaconal, avec les disciples Prochore, Philippe, Timon, Nicolas d’Antioche et Parménas. Stephen s’est acquitté de cette tâche avec beaucoup de dévouement, étant particulièrement actif dans la conversion des Juifs de la diaspora à la foi de Jésus. Mais ce sont précisément les Juifs hellénistiques qui ont vu en Étienne un ennemi à vaincre, l’accusant d’avoir prononcé des paroles blasphématoires et offensantes contre Dieu et Moïse, attisant le peuple contre lui. Un jour, alors qu’il est au Sanhédrin, les Juifs se jettent sur Stephen, commencent à lui jeter des pierres et le traînent violemment hors de la ville. Lynché par la foule, une fois mort, Stephen est enterré par des gens qui l’éloignent de la fureur indomptable du peuple. Pendant ce temps, la persécution des chrétiens fait rage à Jérusalem aussi. Le fossé entre la synagogue juive et l’Église fondée par Jésus s’est creusé de plus en plus, jusqu’à ce qu’elles se séparent complètement. Stephen est mort par lapidation, probablement dans la période qui a suivi la déposition de Ponce Pilate. Les reliques de Saint-Étienne, à cause des raids des Croisés, sont très répandues en Europe, on dit que de nombreux miracles ne se sont produits qu’en les touchant ou en visitant le tombeau où le Saint a été enterré. Quelques restes de Saint-Etienne tels que son os de crâne, ont été déplacés dans la ville de Putignano ou Ba dans les Pouilles pour être conservés par les Sarrasins, et cet événement marque également l’origine du Carnaval de Putignano, en 1394. Le culte du proto-martyr Stefano est très répandu avant même la découverte de ses reliques en 415. 

Fête   

En France et en Occident, les Stéphane sont célébrés le 26 décembre, jour de la Saint-Étienne. Étienne est fêté le lendemain de Noël, car il est le premier martyr chrétien. Étienne apparaît comme l’origine du culte des saints, et tient une place particulière dans la chrétienté. Le 26 décembre est donc férié dans de nombreux pays d’Europe : Allemagne, Autriche, Danemark, Finlande, Hongrie, Irlande, Italie, Luxembourg, Pologne, Roumanie, République Tchèque, Slovaquie, Suède, mais aussi en Catalogne et dans de nombreux cantons suisses. Il l’était également en France avant 1905, et l’est toujours dans les départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, qui étaient encore allemands à cette date. Au Royaume-Uni, le « St. Stephen’s Day » ou le jour de Saint-Etienne est surtout célébré en tant que « Boxing Day » ou le lendemain de Noël, parce qu’il est littéralement, le lendemain de Noël. Ce jour est férié dans la plupart des pays du Commonwealth. En Orient, les Stéphane sont fêtés le 27 décembre, selon le calendrier julien. 

La célébration de la Saint-Étienne 

Les églises et basiliques dédiées à Saint-Étienne se dressent un peu partout, il n’y en a qu’une trentaine à Rome. Comme il a été l’un des premiers martyrs de la chrétienté, la fête liturgique de saint Étienne a lieu immédiatement après la naissance de Jésus, le 26 décembre. Pendant la messe, le prêtre porte du rouge pour nous rappeler que saint Étienne était un martyr. En Italie, il y a quatorze communes qui portent le nom de ce grand saint. La tradition le dépeint avec la « dalmatique » ou la robe portée par les diacres pendant la liturgie, et le lie aux pierres, étant la mort par lapidation. C’est pourquoi saint Étienne est invoqué en cas de calculs rénaux et est le protecteur des maçons, des tailleurs de pierres, des diacres, des ouvriers des fours. Il semble qu’il soit également invoqué pour soigner les maux de tête. Jusqu’en 1960, le 3 août de chaque année, les reliques de Saint-Étienne étaient retrouvés. À Putignano, où saint Étienne est le saint patron, cet événement est encore dans les mémoires. L’Église orthodoxe fait de même.    

Caractère des personnes portant le prénom  » Stéphane » ou « Etienne » 

Savoir est le mot qui qualifie le mieux Stéphane. Doté d’une intelligence rare, il avance toujours d’incroyables raisonnements. Indépendant, Stéphane aime s’accorder des moments de calme et de méditation pour se retrouver. Cependant, il savoure aussi d’être entouré des gens qu’il aime. C’est un homme d’une grande finesse, qui réfléchit toujours avant d’agir. Stéphane peut passer pour un marginal, une personne décalée, souvent incompris, car avant-gardiste. L’humour est un de ses exutoires favoris. Intéressé par les énigmes et ce qui sort de l’ordinaire, il aime écouter les autres. Tout ce qu’il ignore encore l’intéresse. Stéphane ne supporte pas l’ennui, et cherche constamment de quoi s’occuper. Derrière sa carrure d’homme insaisissable et mystérieux, se cache un cœur tendre, celui d’un romantique inconditionnel. Stéphane semble toujours de bonne humeur. Il sait faire abstraction du négatif pour ne garder que les bonnes choses de la vie. Il est donc très agréable à vivre et a beaucoup d’amis. Son optimisme ne le rend pas moins ambitieux. Sa vie professionnelle est primordiale pour lui, il compte bien la réussir et croit en sa bonne étoile. Il aime se faire sa propre opinion et veut donc tout voir, tout connaître, tout découvrir, il a des rêves plein la tête. Mais ses rêves de grandeur, son ouverture d’esprit et sa gentillesse le rendent aussi candide et manipulable. Stéphane ne se méfie peut-être pas assez des autres. Il croit fermement en la bonté humaine et cette naïveté lui rapporte plus qu’elle ne lui coûte. Stéphane peut parfois se montrer trop négligent, il ne respecte pas toujours les horaires, les règles et les convenances et a une fâcheuse tendance à se croire au-dessus des lois. C’est sans doute son seul vrai défaut qu’on lui pardonne volontiers.    

Stéphane célèbres 

Il existe plusieurs Stéphane célèbres en France. Citons:   

– Stéphane Bern, présentateur et écrivain 

Stéphane Bern naît le 14 novembre 1963 à Lyon. Fils d’un cadre dans l’industrie pétrolière, Louis Bern, et d’une traductrice, Mélita, il a un frère aîné, Armand. Il a 4 ans lorsque la famille quitte Lyon pour s’installer à Nancy où son père est muté, avant d’arriver à Paris à l’âge de 10 ans. Ses grands-parents maternels résident au Luxembourg où le petit garçon passe ses vacances scolaires. Son grand-père lui fait découvrir tous les lieux historiques du Grand-Duché et il commence à se passionner pour les têtes couronnées. Féru de l’histoire de cette monarchie, il a 12 ans lorsqu’il écrit au grand-duc Jean de Luxembourg dans l’espoir d’être reçu un jour au palais. Il poursuit sa scolarité en suivant les traces de son père et s’inscrit à l’École supérieure de commerce de Lyon. Il en sort diplômé en 1985, mais rattrapé par sa passion pour l’histoire, il bifurque vers le journalisme. Il fait ses armes dans la presse écrite et devient rédacteur en chef du magazine Dynastie dès 1985. Après quelques collaborations à Jours de France, il arrive à la rédaction de Madame Figaro en 1989 où il est successivement grand reporter, chef du service Événements puis rédacteur en chef adjoint dix ans plus tard. En 1989, il réalise son rêve d’enfant et effectue sa première visite au Grand-Duché de Luxembourg pour réaliser un reportage. Parallèlement, il investit la radio à l’heure du déjeuner et prend les commandes de l’émission Le Fou du roi sur France Inter entre 2000 et 2011. Il rejoint ensuite RTL. C’est à la télévision qu’il se fait connaître d’un plus large public, d’abord en tant que chroniqueur sur plusieurs programmes de TF1, puis aux commandes de ses propres émissions. Après un passage par Canal+, pour l’émission 20 h 10 pétantes où l’animateur casse son image de chroniqueur mondain, il arrive sur France 2. La chaîne lui confie de nombreux programmes et de nombreuses déclinaisons telles que Le village préféré des Français, Le jardin préféré des français, La maison préférée des français, etc…Il renoue ponctuellement avec sa passion pour le gotha, lors de grands événements dont il assure la présentation tels que le mariage de William d’Angleterre et de Kate Middleton en 2011 ou le jubilé de diamant de la reine Elisabeth d’Angleterre l’année suivante. En juin 2014, il est fait Chevalier de l’ordre de l’Empire britannique. Auteur de nombreux ouvrages, il a rédigé notamment de nombreuses biographies historiques, à savoir Moi Amélie, dernière reine du Portugal en 1997, Diane de France, la princesse rebelle en 2003, Jean de Luxembourg en 2014. En 2013, il fait l’acquisition d’une propriété dans la commune de Thiron-Gardais dans le Perche; un ancien collège fondé au 17e siècle devenu collège royal et militaire au 18e siècle. Stéphane Bern, s’attèle depuis à la restauration des lieux, il souhaite pouvoir y ouvrir un musée afin de valoriser ce patrimoine historique. 

– Stéphane Guillon, humoriste et acteur     

Né le 6 décembre 1963 à Neuilly-sur-Seine, Stéphane Guillon est un touche-à-tout. Révélé comme humoriste et chroniqueur à la plume acerbe, c’est comme acteur qu’il tente désormais de percer. Indiscipliné et trublion en herbe depuis sa plus tendre enfance, le jeune Stéphane Guillon suit une scolarité chaotique au terme de laquelle il décide de devenir comédien. Après une formation auprès de Jean-Laurent Cochet, le jeune acteur enchaîne les seconds rôles dans de nombreuses fictions télévisées. Las de ne pas réussir à percer dans cette voie, il se tourne vers son autre passion : l’humour. Son one-man-show Petites horreurs entre amis est salué par la critique. Ce premier succès lui ouvre les portes de l’émission de radio Le Fou du Roi animée par Stéphane Bern. Très vite, son talent d’écriture et ses chroniques acides deviennent sa marque de fabrique. La télé le plébiscite, mais c’est sur France Inter qu’il déclenche ses plus grosses controverses. En 2010, Jean-Luc Hees, alors patron de la radio, met fin à sa chronique quotidienne avec fracas.   

– Stéphane Bourgoin

Stéphane Bourgoin, né le 14 mars 1953 à Paris, est un écrivain français qui publie des livres, réalise des documents audiovisuels et donne des conférences autour des tueurs en série et du profilage criminel. Auteur d’une quarantaine d’ouvrages sur le sujet, il est régulièrement invité par les médias en tant qu’expert français des tueurs en série jusqu’à ce qu’un collectif anonyme relève de nombreuses incohérences dans sa biographie, début 2020. Quelques semaines plus tard, Stéphane Bourgoin admet dans un entretien avoir menti au fil des années sur de nombreux éléments de son passé. 

– Stéphane Mallarmé   

Étienne Mallarmé, dit Stéphane Mallarmé, né à Paris le 18 mars 1842 et mort à Valvins, commune de Vulaines-sur-Seine, Seine-et-Marne, le 9 septembre 1898, est un poète français, également enseignant, traducteur et critique d’art. Admirateur de Théophile Gautier, de Charles Baudelaire et de Théodore de Banville, Stéphane Mallarmé fait paraître en revue quelques poèmes en 1862. Professeur d’anglais par nécessité, il est nommé en septembre 1863 au lycée de Tournon-sur-Rhône en Ardèche et séjourne à Besançon et Avignon, avant d’arriver à Paris en 1871. Il fréquente alors des auteurs littéraires comme Paul Verlaine, Émile Zola ou Auguste de Villiers de L’Isle-Adam et des artistes comme Édouard Manet, qui a peint son portrait en 1876. 

– Stéphane Zagdanski, écrivains français. 

Stéphane Zagdanski est un romancier, essayiste et artiste français, né à Paris le 28 avril 1963. Stéphane Zagdanski est le troisième garçon d’une famille juive dont les grands-parents ont émigré de Pologne au début du vingtième siècle. Peu avant sa naissance, à Paris, ses parents déménagent avec ses deux frères dans la banlieue ouest de Paris, où Zagdanski mènera une enfance qu’il décrit dans ses mémoires comme parfaitement épanouie. À vingt ans, en même temps qu’il poursuit des études de philosophie à la Sorbonne, la lecture d’Emmanuel Levinas l’introduit au Talmud et à la pensée juive, laquelle l’enthousiasme aussitôt ; il y perçoit un mélange de profondeur et de fantaisie typiquement littéraire à ses yeux. À vingt-trois ans, il passe une maîtrise de philosophie, intitulée Les voix de la Loi, inspirée par l’œuvre d’Emmanuel Levinas, en même temps qu’il rédige un premier roman théologico-érotique, qui reste inédit. Sitôt sa maîtrise obtenue, il quitte l’université pour se consacrer exclusivement à l’écriture.

On peut aussi parler de Stéphane Clavier, un réalisateur, de Stéphane Freiss un acteur, de Stéphane Grappelli un musicien de jazz, ou de Stéphane Sednaoui, un photographe, ou encore de Stéphane Hessel un résistant, diplomate et écrivain. Dans le monde sportif, citons Stéphane Joulin, handballeur français ainsi que les footballeurs français Stéphane Ziani et Stéphane Zubar.