Née à Syracuse entre 280 et 290 après J.-C. dans une famille riche, Sainte Lucie est orpheline de père et promise en mariage à un patricien dans sa jeunesse. La mère de Lucie est gravement malade, et malgré le traitement coûteux, elle ne peut pas se rétablir. Lucie et sa mère Eutichia sont très croyantes. Lors d’un pèlerinage au tombeau de Sainte-Agathe, ils l’invoquent dans la prière pour aider la femme à surmonter sa maladie. Alors que Lucie est absorbée, elle a une vision. Sainte Agathe lui apparaît en lui disant qu’elle peut aider sa mère à se soigner. Elle lui prédit aussi qu’un jour, elle sera la patronne de la ville de Syracuse. À son retour du pèlerinage, Eutichia a guéri et la future Sainte-Lucie a décidé de consacrer sa vie au Seigneur. Elle commence ainsi à distribuer les richesses qu’elle possède aux pauvres et aux nécessiteux qu’elle rencontre. Dès le Moyen Âge, le prénom Lucie se diffuse dans toute l’Europe. Cette forme féminine de Luc disparaît dans les années 1910 pour mieux revenir dans les années 1980. Jusqu’à récemment, il figurait encore au top 20 des prénoms français. En Scandinavie, on célèbre la Fête des Lumières le jour de la sainte Lucie. Le prénom Lucie est aujourd’hui porté par environ 130 000 personnes en France. Le chanteur Pascal Obispo met ce prénom à l’honneur dans une chanson en 1997. 

Persécution 

Son fiancé, mécontent de ce rejet, la dénonce comme appartenant à la religion chrétienne. L’empereur Dioclétien, quant à lui, a émis des décrets autorisant la persécution des chrétiens. Sainte-Lucie a alors été capturée et jugée. Devant ses accusateurs, elle affirme fièrement être chrétienne. Le proconsul menace la femme de l’envoyer chez des prostituées. Mais Lucie s’accroche à lui avec ses mots sans céder. La femme est si déterminée qu’elle réussit à mettre l’archonte de Syracuse Pascasio en difficulté. 

La mort de Sainte-Lucie 

La seule façon de la faire plier est de la torturer. Dans la surprise générale, Lucie sort indemne de toutes ses blessures. Elle peut même survivre aux flammes. Sainte-Lucie est morte le 13 décembre de l’an 304 des suites de sa décapitation. Les « Actes latins » écrivent que Lucie meurt avec un couteau planté dans la gorge et non par décapitation. Cette dernière hypothèse est assez répandue dans l’iconographie traditionnelle de Sainte-Lucie. 

Cultes et curiosités 

À partir du XVe siècle, la dévotion populaire a invoqué Sainte-Lucie comme protectrice de la vue, et c’est pour cette raison qu’elle est représentée avec ses yeux sur l’assiette et son regard sur le ciel. Le nom « Lucie » vient du latin Lux, qui signifie « Lumière ». On attribue à Sainte-Lucie la fin de la famine en 1646. Les gens l’invoquent dans la prière, et un témoin oculaire rapporte qu’une colombe a volé dans la cathédrale et que dès qu’elle s’est reposée, l’arrivée d’un navire plein de céréales a été annoncée. Le peuple a attribué ce miracle à Sainte-Lucie. Le 13 décembre 304, Lucia meurt, et son martyre est connu dans le monde entier. Sainte-Lucie est la patronne de Syracuse, elle protège les maladies de la vue, les ophtalmologistes, les aveugles, les électriciens. Dans la tradition chrétienne, la fête liturgique a lieu le 13 décembre, date de sa mort. 

Les restes 

Selon la tradition, les restes du corps de Lucia sont enterrés à l’endroit même où la femme est martyrisée. Plus tard, les catacombes de Syracuse, où sont placées les reliques, portent le nom du Saint. Vers 878, Syracuse subit l’invasion des Sarrasins. Les reliques appartenant à Sainte-Lucie sont donc placées ailleurs pour échapper aux envahisseurs. En 1204, les Vénitiens, débarqués à Syracuse, prirent possession de quelques reliques et les transportèrent à Venise, où elle fut nommée copropriétaire de la ville. Aujourd’hui, le corps du saint se trouve toujours dans l’église des Saints Jérémie et Lucie de Venise. D’autres font état d’une deuxième traduction des reliques de Sainte-Lucie par l’évêque Théodoric de Metz. De ce lieu, le culte de Sainte-Lucie se répand partout.   

Caractères des Lucie   

Douce et féminine, Lucie n’aura aucun mal à vous séduire. Sociable mais indépendante, elle aime préserver son intimité et séparer la vie professionnelle et privée. Ses dons de diplomate l’aideront dans sa quête. Cette boule d’énergie est difficile à suivre ! Elle s’accorde de rares moments de calme pour méditer et faire le point sur ses envies. Méticuleuse, Lucie n’aime pas le désordre. Elle est aussi très droite et ses amis pourront compter sur elle à n’importe quel moment.   

Les Lucie célèbres   

Hormis Lucie de Syracuse qui est mentionnée à plusieurs reprises dans la Divine Comédie de Dante, une multitude de saintes ont porté le prénom Lucie : 

– Lucie Filippina   

Lucie Filippini est une religieuse italienne fondatrice des Pieuses Maîtresses Filippina et reconnue sainte par l’Église catholique. Née le 13 janvier 1672 à Tarquinia, Lucia devint orpheline très jeune, et entra à l’âge de 16 ans au monastère Sainte Claire de Montefiascone. Là, elle se dévoua à l’éducation des jeunes filles pauvres. Avec le soutien de l’évêque Marcantonio Barbarigo, elle se vit confier par Rosa Venerini la direction des écoles que cette dernière avait fondées. Elle mourut le 25 mars 1732.   

– Lucie d’Écosse  

– Lucie Rucellai, la Bienheureuse 

– Lucie Brocolelli  

C’est une Bienheureuse tertiaire dominicaine, morte vers 1544. Originaire de l’Ombrie, elle se maria, puis avec l’accord de son époux, elle devint tertiaire dominicaine à Viterbe. Elle fut envoyée comme prieure à Ferrare, mais cette stigmatisée de la Passion du Christ était incapable de diriger sa communauté. Déposée, elle connut d’abord bien des vexations, puis elle fut oubliée et vécut ainsi trente-neuf ans sans jamais se plaindre. Son culte fut confirmé en 1710 par le pape Clément XI. À Ferrare en Émilie, l’an 1544, la bienheureuse Lucie Broccadelli, religieuse, qui supporta avec patience de multiples épreuves et tourments tant dans le mariage que dans le monastère du Tiers-Ordre de Saint Dominique, où elle fut contrainte à l’isolement total. 

– Lucie Khambang 

C’est aussi une Bienheureuse, religieuses martyres en Thaïlande, morte vers 1940. Elle a été béatifiée avec par Jean-Paul II le 22 octobre 1989.
À Song-Khon en Thaïlande, l’an 1940, les bienheureuses martyres Agnès Phila et Lucie Khambang, vierges des Sœurs Amantes de la Croix, ainsi que Agathe Phutta, Cécile Butsi, Bibiane Hampai et Marie Phon. Pour avoir refusé de renier la foi chrétienne, elles furent fusillées dans le cimetière du village.

Beaucoup d’artistes portent également ce prénom, par exemple les actrices Lucie Arnaz, Lucie Barret, Lucie Jeanne, Lucie Laurier, Lucie Mannheim et Lucie Mitchell. Citons aussi la chanteuse Lucie Silvas. On peut citer par ailleurs Lucie Valore (peintre, photographe et productrice) ou encore les sportives telles que Lucie Bertaud (boxeuse), Lucie Decosse (judokate), Lucie Hradecká (joueuse de tennis) ou encore l’athlète Lucie Bréard.