Maryam Radjavi

Une lutte incessante depuis plus d’une quarantaine d’années, la résistance des femmes iraniennes vise une réforme politique. Plusieurs militantes à la tête du pays se battent coûte que coûte contre le régime misogyne, le sexisme, en Iran.

Égalité et liberté inconditionnelles. 

D’un point de vue politique, l’Iran est une république théocratique islamique. Il prend forme à partir de la loi coranique, dite Charia dont les règles, les doctrines ou la vie sociale du peuple dépendent de la volonté de Dieu. Une idéologie qui va à l’encontre de certains droits de l’homme. Par conséquent, cette utopie a éveillé en certaines femmes un désir de liberté. Leurs droits en tant qu’être humain sont restreints. Les femmes ne sont pas considérées à leur juste valeur. Dans cette guerre contre l’oppression envers le genre féminin, un organisme dirigé par Maryam Radjavi a pour objectif d’instaurer un régime démocratique et laïc en Iran. Un combat difficile étant donné le statut attribué aux femmes iraniennes et la perte de leurs indépendances. Un accès assez limité à la vie publique et à l’exercice du pouvoir. Un discours a été tenu par la présidente du Conseil National de la Résistance Iranienne (CNRI) pour célébrer la journée des femme en Iran. Des mots pesés, des paroles bien réfléchies et une décision carrée définissent en général sa prise de parole.

Maryam Radjavi, une bataille pour un « Iran libre ».

Présidente du CNIR depuis 1993, Maryam Radjavi est une femme politique de renom. Son ambition et sa détermination sont une preuve pour les 80 millions d’habitants, que les femmes méritent leur autonomie. Être au même piédestal, que la considération de l’homme et de la femme soit équitable, telle sont ses mots d’ordre. Iranienne de sang, elle se bat pour la cause de vivre dans une ère nouvelle pour l’Iran et son peuple. Pour véhiculer son intérêt pour son pays natal, des conférences rassemblant des femmes, des hauts personnage de l’État, des ambassadeurs, des divers messagers sont souvent organisés. Un livre a été publié en l’honneur de cette lutte en mars 2013, intitulé : « Les femmes contre l’intégrisme ». Elle a gravi petit à petit les échelons passant d’une femme iranienne ordinaire à une présidente d’un organisme d’une grande envergure. Il faut savoir qu’elle a figuré parmi les 165 opposants arrêtés en France le 17 juin 2003.

Journée de la femme en Iran : le prix de la liberté.

Une histoire écrite. Pour les générations futures, cette période de résistance de la femme sera encrée dans l’histoire de l’Iran. Une toute première que les femmes soient au sommet d’une grande organisation. La majorité des postes de haut niveau leur sont confiées. La dirigeante a félicité spécifiquement les Iraniennes surtout pour leur cohésion et le leadership qu’elles ont démontré durant les temps de conflit. Depuis des décennies, bien que nombreuses activistes féminines fussent en tête de mire, une fois la victoire proclamée, ces femmes retournent à leur habitude quotidienne, s’occuper des tâches ménagères et être à la merci de son conjoint. La lutte des femmes en Iran contre l’adversité ne s’est pas encore achevée. Renverser le régime actuel de l’Iran s’appuyant de la dictature religieuse, oppression, soumission, inégalité, figure parmi les enjeux de l’entité. Maryam dans son discours lors de la journée de la femme en Iran appuie la situation actuelle qui existe dans le monde réel de ce pays. Plus de 76 % des femmes fraîchement diplômées sont au chômage et 56 % pour les moins de 30 ans. Le combat continu à l’espoir de faire voir un nouveau jour au peuple iranien, l’instauration d’une égalité des sexes et de faire sortir les femmes de l’ombre.