L’aurore boréale fait partie des plus beaux spectacles de la nature. Difficile de rester impassible en découvrant les lumières colorées, danser dans le ciel. On n’oublie jamais les premières aurores boréales. Si vous prévoyez un voyage pour le voir et le photographier, vous devez tenir compte de certains aspects importants. Beaucoup d’explorateurs pensent à tort qu’ils peuvent le voir à tout moment. En réalité, il s’agit d’un phénomène naturel imprévisible qui se manifeste au cercle polaire. En lisant cet article, vous apprendrez à apercevoir plus facilement les aurores boréales.

1. Spectacle de lumière, mais comment se passe-t-il ?

Selon la science, les aurores boréales sont des bandes lumineuses de différentes couleurs et formes qui se déplacent dans le ciel et sont générées par les interactions entre le champ magnétique terrestre (ionosphère) et le vent solaire chargé de protons et d’électrons. Le phénomène optique a été décrit pour la première fois dans l’histoire en 1619 par Galileo Galilei.

L’activité du Soleil est cyclique, et un cycle dure environ onze ans, passant d’une intensité maximale dans laquelle les aurores boréales sont fréquentes, à manifestation minimale du phénomène. En général, les aurores restent particulièrement actives pendant environ deux ou trois ans après le dernier pic d’activité solaire.

2. Visez tout au nord

Pour voir les aurores boréales, vous devez vous diriger vers le nord, de préférence au-dessus du cercle arctique. Les pays où elle peut être observée sont le Canada, l’Alaska, l’Islande, le sud du Groenland, la Laponie suédoise, Norvégienne et flamande, la Russie et les îles Svalbard. Mais le Nord n’est pas tout à fait le même, et c’est pourquoi certains endroits sont plus « appropriés » que d’autres. Cela est dû à l’ovale auroral, une bande elliptique placée autour des pôles magnétiques de la Terre qui délimite la limite de visibilité à la latitude des aurores polaires.

Tout d’abord, vous pourriez penser à tort qu’en allant plus au nord, il y a plus de chances de le voir. Ce n’est pas tout à fait exact. En fait, pendant le pic de l’activité solaire, ces événements se produisent plus fréquemment aux basses latitudes. Ainsi, au Svalbard, par exemple, nous serions déjà trop au nord. En revanche, pendant les phases d’inactivité, ils s’élèvent de manière à n’être visibles que, lorsqu’ils se dirigent très loin au nord.

3. Choisissez la bonne saison

À part le fait qu’elles apparaissent toute l’année, les aurores boréales ne sont visibles que pendant les mois d’hiver. En été, donc, il y en a, mais il est impossible de le voir apparaître dans le ciel à l’œil nu. Car à ces latitudes, l’obscurité n’arrive jamais complètement et la lumière reste pendant vingt-quatre heures (le phénomène du soleil de minuit). La période la plus propice va d’octobre à avril, mais étant un phénomène imprévisible, il peut arriver de les rencontrer prématurément dans le ciel, même en septembre et parfois à la fin du mois d’août. Les meilleurs mois semblent être janvier, février et mars. À cet égard, les mois de septembre et d’octobre peuvent être des alternatives intéressantes pour les chasseurs d’aurores boréales qui ne supportent pas les basses températures et qui ont un budget plus limité.

4. Un ciel sans nuages

Les aurores boréales ne sont visibles que lorsque le ciel est clair et propre, sans nuages. C’est pourquoi il est essentiel de choisir le lieu avec soin et attention afin de rentrer chez soi avec de beaux souvenirs ou des photos. En hiver, les zones intérieures sont plus adaptées que les zones côtières. La mer influence le climat en l’atténuant et en le rendant plus humide et impropre à la chasse aux aurores, qui est plus susceptible de se produire dans des zones sèches avec un ciel clair. La région du parc national d’Abisko, en Laponie suédoise, est l’un des meilleurs endroits au monde pour apercevoir ces lumières chatoyantes, en raison du climat le plus sec de Suède.

5. Plus il fait sombre, plus vous aurez de chances de l’apercevoir

La cinquième règle pour repérer les aurores boréales est d’être dans l’obscurité totale. Cela n’est bien sûr possible que la nuit. Faites attention, car, même si le soleil n’apparaît pas au-dessus de l’horizon, il ne fait jamais complètement noir. On peut apercevoir trois à quatre heures de lumière bleutée envahissant l’intégralité du ciel par jour où une lumière bleutée envahit tout le ciel.

Depuis le moment où l’obscurité tombe complètement, on peut voir l’aurore. Les études et les statistiques indiquent que le meilleur moment se situe entre 21h30 et 1h du matin, même si la nature fait ce qu’elle veut. La seule solution consiste alors à s’armer de patience et espérer pouvoir les voir danser dans l’obscurité de la nuit polaire.

Il est aussi conseillé de choisir des lieux où la lumière et la pollution de l’environnement sont réduites au minimum. Les lumières artificielles entravent la vision des aurores boréales qui nous étonnent lorsque nous sommes dans l’obscurité totale.

6. Le phénomène des aurores boréales est imprévisible

L’apparition des aurores boréales en Laponie, en Finlande, en Norvège ou en Islande ne peut être prédite, et c’est peut-être pour cela que l’on parle de « chasse » aux aurores boréales. La première règle à maîtriser est la patience. Grâce aux études et au suivi de l’activité solaire, il est possible de faire un minimum de prévision à court terme. Certains sites et applications envoient des messages ou des courriels en cas d’observation probable. Ainsi, vous éviterez de geler inutilement au milieu de l’Arctique.

L’activité géomagnétique est mesurée en Kp et cette valeur est indispensable pour étudier et prévoir ces événements. L’échelle Kp va d’une valeur minimale de zéro à neuf et à chacune d’elle est associée une certaine intensité de l’aurore. Avec une valeur d’environ 4/5, cela va être une bonne nuit de chasse. N’oubliez pas que même leur durée est imprévisible, de quelques secondes à des dizaines de minutes. C’est pourquoi, si vous voulez les photographier, vous devez vous assurer que tout est prêt pour le grand moment qui pourrait survenir à l’improviste.

7. Les aurores boréales peuvent avoir différentes couleurs

La couleur qui est le plus souvent associée aux aurores boréales est le vert, mais en réalité il y a beaucoup d’autres couleurs qui peuvent être aperçues dans le ciel. La coloration dépend de l’altitude à laquelle elles se produisent et du gaz présent dans cette couche. Les verts et les bleus proviennent des couches inférieures de l’atmosphère grâce à l’oxygène atomique, tandis que les rouges (les plus rares) se trouvent dans les couches supérieures en raison de l’interférence de l’oxygène moléculaire.

8. Les aurores boréales, entre mythe et légende

Le phénomène polaire est avant tout magique, une poésie qui se révèle à nos yeux. Un tel phénomène est étonnant depuis l’Antiquité. Imaginez ce que les gens de cette époque pourraient penser en voyant des lumières colorées danser dans le ciel. Après un très long moment, nous, les hommes technologiquement avancés, continuons à être étonnés.

Chaque pays et chaque personne qui a été en contact avec ce phénomène a développé sa propre théorie, et il deviendrait compliqué de les rapporter toutes dans cet article. En Finlande, les aurores boréales sont appelées « revontulet », littéralement « feux de renard ». Le mythe dit que les lumières du nord sont l’œuvre d’un renard magique qui, courant rapidement à travers les montagnes enneigées, déplace sa queue, à chaque pas en frappant la neige et en générant des étincelles qui volent haut dans le ciel.

9. Les vêtements qui font la différence

Cette activité est une affaire sérieuse. Pour faciliter la traque de ces phénomènes naturels, il faut prévoir des vêtements bien adaptés. La première règle est de porter 4 couches de vêtements. Les plus internes et externes sont ceux qui nécessitent le plus d’attention, tandis que les intermédiaires sont moins importants. Dans la couche en contact avec la peau, privilégier le port de matériau qui retient la chaleur, mais permet à la peau de respirer. À cet égard, les meilleurs sont la laine ou un tissu thermique respirant qui maintient le corps au chaud sans le faire transpirer excessivement. En ce qui concerne la couche extérieure, vous devez vous procurer des vêtements imperméables (pour éviter de se mouiller au contact de la neige ou de la pluie) et qui garantissent à la fois l’imperméabilité et la protection contre le froid.

N’oubliez pas de protéger vos mains, vos pieds et votre tête qui gèlent facilement. Portez également différents équipements pour lutter contre le froid comme un bonnet, des gants et des chaussettes conçues avec de bons matériaux capables de préserver l’organisme des températures hivernales. 

10. Photographier les aurores boréales

Photographier les aurores boréales n’est pas une activité facile à entreprendre surtout pour les novices. Tout d’abord, il faut un minimum d’équipements techniques, notamment un bon appareil photo (sans miroir ou reflex), un objectif grand angle, un trépied stable, une télécommande pour les prises de vue à distance et une réserve de piles. Tous ces accessoires permettent d’obtenir des photos décentes. Bien sûr, il faut aussi maîtriser au minimum les bases de la technique photographique. Les passionnés d’aurores boréales, qui envisagent d’entreprendre un voyage en Islande, en Laponie finlandaise ou en Norvège en hiver, devront privilégier les meilleurs endroits pour les photographier aisément.