À Rome, la première peinture murale réalisée avec des peintures éco-durables

« La Chasse à la pollution » a été récemment inaugurée à Rome, c’est la première œuvre d’art de rue italienne entièrement réalisée avec des peintures éco-durables.

Cette peinture murale à Rome est également la plus grande fresque réalisée en Europe avec cette technique : avec ses quelque 1 000 mètres carrés pour une hauteur de 35 mètres, la fresque s’inscrit dans un parcours d’art de rue régénérateur déjà très répandu dans le reste du continent.

Cette forme d’expression est promue en Italie par l’association féminine à but non lucratif Yourban 2030, dirigée par la jeune entrepreneure Veronica de Angelis.

L’objectif de l’association est de promouvoir le développement durable des villes à travers le langage de l’art.

« La Chasse à la pollution » représente un héron tricolore, une espèce d’oiseau en grand danger d’extinction, dans l’acte de saisir inconsciemment sa proie dans une mer fortement polluée.

L’oiseau élégant et statuaire s’élève au-dessus d’un baril de pétrole, symbole de cette société de consommation, tandis que des gouttes de pluie et de pétrole tombent du ciel. Sur le côté, comme pour symboliser une tache de pétrole en expansion, des tentacules insidieuses s’avancent vers la mer, menaçant l’écosystème.

Mais paradoxalement, c’est précisément ce gigantesque héron qui, grâce aux éco-peintures dont il est fait, contrera la grande pollution d’un carrefour du Capitole particulièrement fréquenté.

L’œuvre est située dans un espace public et précisément dans la Via Del Porto Fluviale, près du Gazometro, dans le quartier d’Ostiense, déjà connu pour les nombreuses œuvres d’art de rue installées ces dernières années.

Tout le monde peut le voir et ainsi prendre davantage conscience d’un problème qui se fait de plus en plus sentir.

Avec cette initiative, Rome non seulement augmente encore son attractivité culturelle sur la scène internationale, mais elle est aussi à l’avant-garde de métropoles telles que Londres, New York, Berlin et Sao Paulo.

Dans ces villes, de telles initiatives ne sont pas encore répandues ou, en tout cas, un projet d’une telle dimension artistique et technologique n’a pas encore été osé.

Les matériaux de la première peinture murale écologique à Rome

La fresque romaine a été réalisée avec la peinture écologique Airlite.

C’est un produit qui, grâce à un effet photocatalytique, donc par l’action de la lumière naturelle et artificielle, élimine de l’atmosphère des substances très polluantes telles que les oxydes d’azote, le benzène et le formaldéhyde.

Le mur peint à Rome avec Airlite devient ainsi un grand purificateur d’air naturel : 12 mètres carrés sont en effet capables d’annuler la pollution produite en une journée par une voiture.

L’œuvre donne au capital un grand poumon vert, équivalent de 30 arbres.

Airlite peut également être utilisé pour peindre des bâtiments, à l’intérieur et à l’extérieur, et offre une large gamme de couleurs.

En plus d’éliminer les polluants présents dans l’environnement urbain, il est également utile contre la fumée de cigarette, les mauvaises odeurs et les bactéries (même celles qui résistent aux antibiotiques), de sorte qu’il peut aussi être utilisé avec succès pour lutter contre la pollution intérieure.

L’auteur de la première fresque murale écologique à Rome

L’auteur de l’œuvre est l’artiste de rue Iena Cruz, alias Federico Massa. Iena Cruz est une artiste milanaise, mais il a déménagé à Brooklyn, il a entamé un chemin qui l’a amené à s’établir dans le domaine international en créant une série de murales entre New York, Miami, Barcelone et Mexico.

Les principaux thèmes abordés dans son travail sont inspirés par le changement climatique de ces dernières années, les effets de la pollution et le problème des espèces animales menacées.

L’artiste tente en effet de représenter les effets que le comportement malfaisant de l’homme finit par avoir sur la nature et le monde animal.