Le terme conte de fées vient du latin « fabula », c’est-à-dire conte, dérivé à son tour du verbe « phares », ou parler. Il s’agit d’un récit moyennement court, d’origine populaire. Il est généralement en prose, dont les protagonistes sont des personnages fantastiques tels que des ogres, des fées, des sorcières, des dragons, des géants, des sorciers, des esprits bénéfiques et maléfiques. Transmis oralement de génération en génération, les contes de fées n’ont généralement pas d’intention morale explicite, mais ont un but de divertissement. Par contre, la notion de fable se définit comme étant un petit récit qui peut être en vers ou en prose, contenant une moralité illustrant une vérité.

Les caractéristiques d’un conte de fées

Certaines caractéristiques identifient une histoire comme un conte de fées. Parmi ceux-ci, nous trouvons la présence de l’élément magique : beaucoup des événements racontés dans le conte de fées ne peuvent avoir lieu que par la magie ou le prodige. Il y a aussi l’indétermination des temps et des lieux, qui ne sont presque jamais définis : les contes de fées commencent par « Il était une fois… dans un pays lointain…  » ; la période historique n’est donc pas identifiable. Les personnages et les événements sont tirés de la mythologie et des traditions populaires et sont presque toujours improbables ou inexistants dans la réalité quotidienne. Les contes de fées sont également présentés avec un langage répétitif, par exemple « Marche, marche, marche … » et « Il y a longtemps … « , car certains épisodes sont parfois répétitifs, ce qui est également le cas dans d’autres contes de fées.

Les bons et les mauvais, intelligents et bêtes, sont toujours distincts. La fin heureuse est toujours présente, sauf dans les contes de fées littéraires où la fin peut être dramatique. La morale des contes de fées est présente. Elle n’est pas explicitement énoncée, mais implicite. Transmis oralement depuis des générations, les contes de fées proposent un langage populaire, très simple et parfois grammaticalement incorrect ; les idiomes sont souvent inclus dans un conte de fées, tout comme les formules magiques.

Les frères Jacob et Wilhelm Grimm sont surtout connus dans le monde entier pour avoir recueilli et retravaillé de nombreux contes de fées populaires, dont certains très célèbres, tels que « Blanche-Neige », « Cendrillon », « Hansel et Gretel », « Le petit chaperon rouge », « Les trois petits cochons », « Le chat en bottes », « Poucette » et « La Belle et la Bête ».

Le terme de conte de fées partage la même étymologie que la fable, mais il s’agit d’un genre narratif différent.

Les caractéristiques qui les diffèrent

Les fables sont des histoires courtes, en prose ou en vers, qui ont généralement comme protagonistes des animaux anthropomorphes, c’est-à-dire des animaux qui incarnent des caractéristiques humaines, par exemple la capacité de parler et de raisonner. Une fable est aussi un récit à base d’imagination populaire ou artistique. Il peut aussi y avoir des êtres inanimés qui interagissent avec les protagonistes. Les environnements dans lesquels se déroule l’histoire du conte sont réalistes : les événements sont donc conformes à la vie quotidienne.

Contrairement au conte de fées, l’élément magique est absent de la fable et la morale est explicitement formulée à la fin du récit, même sous la forme d’un proverbe. Le langage de la fable est plus précis que celui du conte de fées.

Ésope est le plus ancien et le plus célèbre auteur de fables de la Grèce antique et du monde occidental. Il dispose de quatre cents récits appartenant au genre littéraire de la fable. Ces derniers ont été conservés de lui. Beaucoup de ces fables sont si célèbres qu’elles ont acquis la fonction d’un proverbe, comme « Le renard et le raisin », « La cigale et la fourmi », « Au loup ! Au loup ! ».