Patrick Bezier

La protection sociale des travailleurs de la culture est un ensemble de dispositions de prévoyance collective mises en œuvre au profit des employés victimes de risques et accidents sociaux. Elles sont spécifiques à l’activité exercée par les professionnels de la culture.

Les risques sociaux de la culture

Le domaine de la culture regroupe en son sein une pluralité de métiers. Ces derniers s’articulent autour de l’audiovisuel, des beaux-arts, la presse et l’écriture. Les professionnels de ces spécialités sont nombreux. L’exercice de ces métiers n’est pas indissociable des risques pour la carrière et la vie du travailleur. Les risques sociaux des métiers de la culture sont liés à la santé et aux accidents de travail. C’est pourquoi, l’environnement de travail a une grande influence sur le travailleur et son activité. En effet, une invalidité ou maladie professionnelle peut mettre un terme au travail. D’après Patrick Bezier, il existe un rapport de cause à effet entre les conditions de travail et la vie sociale d’un travailleur, qu’il soit indépendant ou intermittent. Les conditions auxquelles sont soumis les métiers de la culture doivent permettre au travailleur de vivre décemment et d’assurer sa retraite. Il doit être à l’abri de la pauvreté. De même, sa maternité et sa vieillesse doivent être assurées.

Les dispositions prises

Patrick Bezier, expert des questions sociales, a apporté des éclaircissements aux dispositifs mis en place pour la protection sociale des métiers de la culture. La protection sociale s’applique sur trois points principaux : une assurance sociale pour prévenir les cas de perte de revenu, une autre pour tisser des liens de solidarité entre les collègues de travail et la protection universelle pour assurer la couverture de certaines dépenses des travailleurs. Il faut souligner que le chômage est un mal qui sévit dans ce monde professionnel. Il affecte davantage les travailleurs indépendants et les intermittents. Dans un système de protection sociale efficace, ces derniers bénéficient de mesures gratuites d’accompagnement pour couvrir les difficultés financières. Un droit aux soins essentiels de santé et de bonne qualité de vie est reconnu durant une période de maladie, d’accident et de maternité. Pour offrir une meilleure protection sociale dans l’exercice des métiers de la culture, la loi a mis sur pied des organes régulateurs.

Les organes de protection sociale

L’État a créé des sociétés qui contribuent aux respects des prérogatives sociales du travailleur de la culture. Elles s’organisent et fonctionnent en considérant le revenu de ce dernier. Tout le système s’active à partir de cet acteur social. En prévision de la retraite et d’éventuels risques sociaux, le travailleur doit épargner une partie de son revenu. La Caisse de prévoyance et de sécurité sociale est un organe conçu à cet effet. Patrick Bezier démontre que plus le revenu est consistant et les emplois constants, plus le travailleur peut garantir une couverture sociale en fonction de ses prétentions. Par ailleurs, le travailleur indépendant est le premier garant de sa protection sociale. Il est important qu’il se rapproche des mutuelles et associations fondées par ses collègues de métier afin de mieux organiser leur secteur d’activité. Les risques sociaux liés à la culture sont mieux cernés par les acteurs de ce domaine, qui vivent les réalités de la profession.