Une discipline qui combine la danse, le yoga et les arts martiaux

À l’origine, l’acronyme NIA signifiait « Non Impact Aerobic », une technique de mouvement créée par deux entraîneurs américains, Debbie et Carlos Rosas. Au fil du temps, Nia a ensuite indiqué « l’action intégrative neuromusculaire » (action interactive neuromusculaire), pour souligner le lien entre l’activation du système neuromusculaire et celle du système moteur.

Aujourd’hui, le suffixe « NIA » fait référence à une formation « holistique » qui combine harmonieusement le yoga, la danse et les arts martiaux. Il sert à renforcer les muscles et à stimuler la créativité.

Les avantages de la formation Nia

Les cours de Nia sont dispensés par des instructeurs expérimentés qui ont suivi des cours de préparation spécifiques et sont développés en différentes phases. Le Nia est une technique qui donne un sens au mouvement, car elle permet de redécouvrir chaque zone du corps et sa mobilité. Chaque exercice est en principe accompagné de musique, allant du new age au jazz, en passant par les rythmes latins et le hip hop, en préférant à certains moments des mélodies tribales.

La discipline est très variée. Elle se développe à travers des mouvements ludiques et l’utilisation de la voix et de la créativité. Le Nia garantit au moins trois avantages fondamentaux à ceux qui le pratiquent.

Les trois phases Nia

En général, une séance de Nia dure 60 minutes et se déroule en trois phases distinctes : échauffement, tonification et relaxation. Analysons-les individuellement.

Étape 1 : Chauffage

Cette phase, lente et progressive, vise à réveiller et à sensibiliser tous les muscles du corps, et est indispensable avant de passer à l’entraînement proprement dit. Les participants à la leçon sont guidés par la voix de l’instructeur dans la redécouverte du corps et des parties individuelles.

Le professeur de Nia évoque des images de la nature ou des sentiments de bien-être, tandis qu’elle vous invite à détendre vos jambes, vos bras, votre tronc, votre dos. Après avoir pris la position couchée sur le dos, l’instructeur demande de se sentir comme s’il était couché sur une pelouse de naissance, d’imaginer les feuilles et les branches en mouvement, d’abandonner la tension pendant que le corps se détend, d’étirer les membres autant que possible, lentement mais sûrement.

Étape 2 : tonifier

Après l’échauffement, vous restez assis, jambes croisées, en effectuant des mouvements intenses et en maintenant des positions qui impliquent les muscles, en les renforçant. Les bras et les mains bougent au rythme de la musique. Depuis la position assise, vous vous déplacez dans une position quadrupède, à quatre pattes, comme si vous rampiez, mais de manière plus lente, sans effort extrême, en agissant sur tout le corps.

Souvent, les exercices sont effectués debout, en sautant ou en marchant, puis nous passons à la danse. L’instructeur suggère des gestes, mais il est essentiel de ressentir des sentiments de liberté et de bien-être, en utilisant le rythme comme une forme de libération du stress, des blocages musculaires et des toxines.

Étape 3 : Détente

Dans la phase finale, Nia utilise la méthode Feldenkrais pour détendre la colonne vertébrale. C’est également là qu’entrent en jeu les grands mouvements du Tai Chi, la technique chinoise, et certaines séquences de yoga qui favorisent l’étirement des muscles. La respiration joue un rôle fondamental, car elle permet de ralentir le rythme et de retrouver la détente et l’équilibre.

Il est guidé par l’instructeur pendant toutes les phases d’étirement et de mouvement, qui sont ralenties au maximum, donc même si elles rappellent certains arts martiaux ne nécessitent pas d’efforts spécifiques ou une préparation technique particulière. Souvent, la séance se termine en position fœtale.

Niveaux de Nia

Peut-être en raison de l’influence des disciplines orientales, Nia offre également différents niveaux de préparation et d’apprentissage, qui correspondent à différentes « ceintures », qui sont conquises par la formation et l’étude constante.

Le premier niveau, qui mène à la ceinture blanche, implique l’acquisition des principes de base de la technique, avec l’étude des relations existantes entre le corps et l’esprit. Le deuxième niveau (ceinture verte et bleue) : il est basé sur l’acquisition d’une conscience profonde et la connaissance de la relation corps-esprit, et implique de devenir « maître » des mouvements et des sensations physiques. La troisième étape, la ceinture brune, vise à renforcer l’énergie intérieure et, par conséquent, possède une aura spirituelle. Dans tous les cas, il suffit de suivre des cours au gymnase pour se sentir en forme.