C’est quoi existence humaine ? Le terme d’existence en soi est ambigu, il recouvre de multiples sens. Dans le langage familier, il désigne le fait d’être, ou d’être de manière réelle. Il est ainsi utilisé dans un usage tout aussi indéterminé chez beaucoup de philosophes comme équivalent au terme d’ « être ». Outre le fait d’exister, il intervient, dans plusieurs expressions courantes pour signaler une durée, au sens de vie, un mode de vie. En métaphysique, le terme « existence » forme avec le terme d’ « essence » un couple complémentaire. L’essence serait les idées des choses, ce qu’elles sont « en soi ». Tandis que l’existence, le fait d’être dans la réalité, d’avoir été créées pour les croyants. Cependant, au sens étymologique, « existence » possède une signification plus précise. Existere, signifiant en latin archaïque exsistere, soit ex + sistere, voulant dire  » sortir de »,   » se manifester », se montrer », interprété par certains philosophes comme « être hors de soi », donc être auprès des choses. 

Le sens de l’existence humaine : analyse et thèmes abordés.  

 Pour certains analystes, le sens de l’existence humaine ne doit pas être orienté vers la recherche d’une force surnaturelle qui a créé la réalité dans laquelle l’homme fondent la vie, mais dans la recherche patiente et difficile du sens de la nature. L’existence de l’homme est donc le fruit du hasard. L’homme vit parmi des millions d’autres espèces, dont très peu sont capables de s’organiser comme l’homme a fait. L’homme a développé une intelligence capable de dominer les autres espèces, mais la cause de cette intelligence est le hasard. Il n’y a donc pas d’autre but que de se connaître soi-même et d’approfondir la science de manière à pouvoir comprendre pleinement la nature. Mais la science, vous fait découvrir comment vous êtes et ce qui vous a conduit à être ainsi, sa reconstruction de l’histoire de la biologie et ses découvertes dans différents domaines scientifiques, dont l’astronomie, est très intéressante, elle nous donne aussi un grand pouvoir. Celle d’entraîner toutes les autres espèces dans une vie harmonieuse avec la Terre dans une condition de non-retour, car l’intrusion humaine, même d’un point de vue climatique, se rapproche de plus en plus d’un point critique. Alors, y-a -t il une alliance entre connaissances humanistes et connaissances scientifiques ? 

Qu’est-ce que l’humanisme ? 

L’humanisme, terme créé à la fin du XVIIIe siècle et popularisé au début du XIXe siècle, a d’abord et pendant longtemps désigné exclusivement un mouvement culturel, philosophique et artistique prenant naissance dans l’Italie de la Renaissance, puis se développant dans le reste de l’Europe. Au moment de transition du Moyen Âge aux Temps modernes, l’humanisme est en partie porté par l’esprit de laïcité qui resurgit alors, point de départ d’une crise de confiance profonde qui affecte l’Église catholique. 

La référence à l’humanisme et au progrès décline à partir de la crise du sujet philosophique de la fin du XIXe siècle, puis plus fortement aux lendemains du carnage de la Première Guerre mondiale et, plus encore, après la découverte des camps d’extermination nazis. Depuis, de moins en moins d’intellectuels s’en réclament et à l’inverse, le concept d’humanisme fait l’objet de nombreuses critiques. Aujourd’hui, le vocable, très usité dans les champs politique et médiatique, est parfois qualifié de terme fourre-tout. Néanmoins, plusieurs approches philosophiques et universitaires, parfois critiques, tentent de repenser l’humanisme à l’aune croisée de ses racines et des enjeux contemporains. 

Qu’appelle-t-on connaissances scientifiques ?   

Une connaissance scientifique est un savoir qui part du principe de l’analyse des faits réels et scientifiquement prouvés. Pour être reconnu en tant que connaissance scientifique, une information ou un savoir doit être basé sur des observations et des expériences qui attestent sa véracité ou de la fausseté. L’une des principales caractéristiques de la connaissance scientifique, c’est la systématisation, puisqu’elle consiste en une connaissance ordonnée, c’est-à-dire formée d’un ensemble d’idées qui forme une théorie. 

Le principe de la vérifiabilité est un autre facteur qui caractérise les connaissances scientifiques. Certaines idées ou théories doivent être vérifiées et prouvées du point de vue de la science avant qu’une connaissance puisse faire partie de la connaissance scientifique. Les connaissances scientifiques sont également faillibles, ce qui signifie qu’elles ne sont pas définitives, car une idée ou une théorie peut être déclarée non-vérifiable ou erronée et être remplacée par une autre, sur la base de nouvelles preuves scientifiques et expérimentales. Parmi les autres caractéristiques inhérentes à la connaissance scientifique, il y a la rationalité, l’objectivité, la factualité, expérimentabilité et la communicabilité. 

Même la philosophie existentielle ne laisse pas beaucoup de place à l’espoir. Parce que, pour le scientifique américain, le conflit humain avec les autres espèces et avec les autres humains ne peut pas être éliminé, seule la connaissance dit que l’homme vont s’autodétruire si ce savoir n’est pas utilisé pour le progrès. Les villes continuent maintenant à se développer dans la liberté hors de toute proportion et la disposition génétique humaine, qui a conduit à créer des tribus qui se combattent entre elles, est poussée au plus haut niveau de tension. 

Savoir, par conséquent, comment l’homme a changé et quelle est la nature qui l’empêcherait de devenir fou pour pousser vers un conflit plus large. Il faut penser comme s’il n’y a qu’une seule humanité. Pour ce faire, il faut combiner les connaissances humanistes avec les connaissances scientifiques, l’une ne pouvant pas prescrire aux autres et vice-versa. Les connaissances humanistes permettent de comprendre et d’exprimer la condition humaine, tandis que la science permet de comprendre pourquoi les mécanismes qui entourent et commandent fonctionnent d’une certaine manière. Cette alliance culturelle doit permettre à l’homme d’atteindre l’équilibre nécessaire à la maîtrise de son conflit.   Alors, quelle portée a la religion dans cette existence humaine ?

 La signification de la religion 

Une religion est un système de pratiques et de croyances en usage dans un groupe ou une communauté. Il n’y a pas de définition qui soit reconnue comme valable pour tout ce qu’il est permis aujourd’hui d’appeler religion. Le terme latin religio a été défini pour la première fois par Cicéron comme « le fait de s’occuper d’une nature supérieure que l’on appelle divine et de lui rendre un culte ». Dans les langues où le terme est issu du latin, la religion est souvent envisagée comme ce qui concerne la relation entre l’humanité et Dieu. 

La religion est un fait universel. Chez tous les peuples, il y a des cérémonies, des rites, un culte, des choses, des êtres, des lieux sacrés. Si bien que les naturalistes définissent l’homme « un animal religieux ». Il semble que l’on puisse dire : partout où il y a des hommes il y a aussi un Dieu ou des dieux. À mesure que le monde est mieux connu, on se rend compte de l’importance du fait. Puisqu’il est universel, on ne peut plus l’expliquer par des causes accidentelles, par la fantaisie de quelques imaginations, par l’imposture de quelques volontés. Un fait qui se retrouve partout doit avoir une cause qui s’étende à tout.   

La portée de la religion dans la société ou l’existence humaine   

L’hallucination d’un poète ou l’imposture d’un tyran pourraient, ici ou là, avoir réussi à séduire les esprits des hommes ou à s’imposer à eux, elles n’auraient pas réussi partout. De là le discrédit où sont tombées les explications qu’on donnait jadis des origines de la religion. À la fin du moyen-âge, on écrivait un libelle où Moïse, Jésus et Mahomet étaient appelés « les trois imposteurs ». Voltaire symbolise en son Mahomet tous les fondateurs de religion, il donne pour sous-titre à sa tragédie : l’Imposteur, et il dit expressément. Il est inutile de chercher dans la religion une consolation qui ne pourra jamais être donnée, alors qu’il est juste de comprendre les limites de la religion et de savoir à quel point la recherche de la foi appartient au code génétique. 

La recherche de Dieu est très ancienne et la décision des hommes de tirer parti de cette attitude est très ancienne. Si la puissance heuristique et analytique de la science peut être combinée avec la créativité introspective des sciences humaines, le sens de l’existence humaine s’élèvera à un sens infiniment plus fécond et intéressant. Le débat sur la religion et la foi est divisé en deux domaines : le domaine génétique, dans lequel on identifie une nécessité psychologique à la recherche du mystère de Dieu et l’utilisation sociale de la foi qui a poussé de nombreux hommes à profiter, depuis les temps les plus reculés, de ceux qui croient, les forçant à prendre des positions même radicales. 

Bien qu’il soit suggestif pour la raison que l’homme se soit toujours senti poussé à croire et combien cette impulsion est liée à l’évolution biologique, les thèses sur le sens de l’existence humaine obligent à réfléchir profondément et douloureusement sur le sens de la recherche du sacré et le rôle de la conscience. L’existence précède l’essence donc.