Les secrets de la photographie de paysage relèvent plus de hasard que de la  planification. Voici les secrets d’une photographie du paysage réussie en 12 règles simples :

Règle n° 1 : Le bon moment.

À l’aube ou au crépuscule, le soleil rasant rend les ombres plus longues, la lumière plus douce et plus diffuse, et le ciel plus coloré. Cela ajoute de la profondeur au paysage, faisant de ces deux moments de la journée les meilleurs moments pour photographier n’importe quel panorama. La raison pour laquelle les couleurs chaudes prévalent est très simple. En effet, lorsque le soleil est bas sur l’horizon, l’épaisseur de l’atmosphère à traverser est beaucoup plus importante qu’à midi. Ainsi, comme les ondes lumineuses, qui correspondent à la couleur rouge, ont une longueur d’onde beaucoup plus grande que les autres, elles parviennent à atteindre nos yeux sans dommage. Les autres, qui sont bleus et verts, sont bloqués. Cela ne signifie pas pour autant que le soleil de midi est toujours à éviter, car il peut être un excellent moment pour créer des images où le contraste entre le bleu du ciel et le blanc des nuages est très accentué.

Règle n° 2 : Vérifier la météo.

C’est sûr que tout photographe, amateur ou professionnel, paysagiste ou non, sait que les conditions météorologiques ont une influence certaine sur le rendement des prises de vue. En fait, les journées claires et ensoleillées avec quelques nuages blancs sont idéales pour photographier les levers et les couchers de soleil, tandis que les jours nuageux sont parfaits pour les paysages dominés par l’eau, comme la côte et les chutes d’eau. Dans ce dernier cas, une faible luminosité peut vous permettre de régler des vitesses d’obturation beaucoup plus lentes, et de capturer le mouvement de l’eau (rendu encore plus beau si vous utilisez certains filtres comme le filtre neutre qui vous permet d’utiliser des vitesses d’obturation plus longues).

Règle n° 3 : objectif.

Afin d’obtenir un rendu maximal des détails et une bonne profondeur de champ, comme c’est généralement le cas en photographie de paysage, il est préférable de prendre des photos en mode Av et de régler une ouverture très étroite (f/16 ou f/22) pour rendre le PdC aussi net que possible. L’utilisation d’un objectif grand-angle permet d’avoir un PdC plus grand et de cadrer beaucoup plus d’éléments dans la scène. En fait, s’il est nécessaire d’utiliser un 24 mm, vous pouvez avoir un angle de champ d’environ 84 degrés, qui devient 111 avec le 15 mm. Et ici, d’après mon expérience personnelle, il faut toujours garder la ligne d’horizon sous contrôle en raison de l’inclinaison de la perspective qu’elle subit dans l’objectif grand-angle. Sinon, si l’on veut augmenter le grossissement, réduire l’angle de vue, exclure des éléments perturbateurs dans la composition au détriment d’une éventuelle compression de la perspective donnée par l’objectif, on peut aussi opter pour un téléobjectif.

Règle n° 4 : Le trépied.

Pour obtenir une bonne exposition, après avoir réglé une très petite ouverture, il faut avoir des vitesses d’obturation très lentes. Tellement lent qu’il serait impossible d’obtenir une image nette et à main levée. Il est important d’emporter un trépied solide.

Règle n° 5 : Focus.

Le point sur lequel il est nécessaire de se concentrer est la zone la plus nette et donc celle qui a le plus d’impact. L’article se lit comme suit : « .fixer manuellement un point aF et essayer de suivre la règle de la mise au point à un tiers du cadre en partant du haut, et pas nécessairement au tiers inférieur du premier étage qui va vers l’horizon, comme on dit parfois pour créer différents plans de mise au point qui mènent à l’horizon ». L’important dans ce cas sera également de raisonner au premier plan, bien que le paysage soit vaste et distant, pour toujours augmenter le sentiment de profondeur de la prise de vue.

Règle n° 6 : Prise de vue à distance.

Lorsque l’appareil est fixé sur un trépied, le simple fait d’appuyer sur le déclencheur peut nuire à la réussite de l’image. Il est donc recommandé de filmer avec une télécommande avec ou sans fil.

Règle n° 7 : Suivre les lignes directrices.

Après avoir décidé des gros plans et du point à mettre en évidence, il peut être pertinent de suivre les lignes du paysage.

Règle n° 8 : Règle relative aux tiers.

Imaginant le cadrage divisé en neuf sections égales par une paire de lignes équidistantes, verticales et horizontales, il faut positionner les éléments qui vous intéressent le plus à l’un des points d’intersection de ces lignes. De cette façon, il se crée plus de dynamisme et d’harmonie.

Règle n° 9 : Le premier et le deuxième étage.

Il est essentiel d’établir un lien entre le premier étage et la moitié de l’image, et entre le point de mire et l’horizon. Par exemple, vous pouvez vous abaisser (cela peut aider à réduire cet ennuyeux espace vide central), ou au contraire, vous positionnez en haut pour créer une trajectoire qui relie les éléments du premier plan à ceux de l’arrière-plan.

Règle n° 10 : Fusion.

Règle n° 11 : En équilibre avec le ciel.

Quelle que soit l’heure, si le ciel est trop lumineux, il devient très difficile de l’afficher correctement et de garder les détails au premier plan. Donc, comme je l’ai dit plus haut, il peut être utile d’utiliser un filtre neutre pour obtenir une exposition plus équilibrée avec le timing et l’ouverture dont vous avez besoin pour la profondeur de champ et la netteté de l’image.

Règle n° 12 : Capture du mouvement.

Avec des temps très longs (entre 2 et 10 secondes), avec un trépied et un câble de prise de vue, on peut photographier un courant d’eau en le rendant vivant et en donnant ainsi un élément de dynamisme à la photo. Il en est de même pour des vagues, des nuages, des animaux…